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HAMILTON Richard, courte biographie de l’artiste

Dans cette biographie de l’artiste anglais Richard Hamilton, vous découvrirez comment il dénonça la culture des médias de masse à travers ses peintures.

Richard Hamilton est un peintre et graphiste anglais né le 24 février 1922 et décédé le 13 septembre 2011. Artiste initiateur du pop art britannique et même considéré comme le père de ce mouvement, il a dénoncé la culture des médias de masse comme l’on fait ses confrères américains.

Son parcours

Richard Hamilton débuta son apprentissage du dessin à l’âge de sept ans.

Il suivit par la suite des cours du soir à la Westminster School of Art tout en étant employé dans le département publicité d’une entreprise d’ingénierie électrique.

Il fut ensuite engagé en tant qu’étalagiste à la Reimann School of Art.

Il participa, de 1938 à 1940 aux cours de la Royal Academy School. Il apprit également les techniques de la gravure et de la lithographie à la Central School of Arts and Crafts.

Durant la Seconde Guerre mondiale, il fut l’un des dessinateurs scientifiques dans le secteur acoustique et contribua à la conception des premiers transistors anglais.

En 1946, Hamilton reprit ses cours à la Royal Academy, mais se fit expulser à la fin de l’année. Avant d’achever sa formation, Richard Hamilton fut contraint d’effectuer son service militaire et termina ses études à la Slade School of Arts, de 1948 à 1951.

Des révélations artistiques

C’est d’abord avec l’art abstrait que Richard Hamilton se trouva des affinités. Il se dirigea finalement vers un art beaucoup plus figuratif dans les années cinquante, ce qui coïncida avec la période où il rencontra beaucoup d’autres artistes et où il découvrit avec fascination le travail de Duchamp.

C’est lors de ces années qu’il fit des rencontres décisives pour son avenir artistique comme William Turnbull ou la découverte des œuvres de Marcel Duchamp.

Dès 1952, Richard Hamilton enseigna le design dans de nombreuses institutions et participa à l’élaboration d’affiches publicitaires ainsi qu’à l’installation d’expositions, dont James Joy and the Wonder and the Horror of the Human Head (James Joy et les merveilles et l’horreur de la tête humaine), conçue par Penrose.

C’est également par l’entremise de Penrose que Hamilton décrocha un poste d’enseignant à Newcastle où il dispensa des cours jusqu’en 1966. Cette période lui offrit du temps pour se consacrer à ses recherches, concernant notamment l’œuvre de Duchamp, et Hamilton publia, en 1960, une version typographique de La boîte verte de Marcel Duchamp.

L’exposition de ses peintures fut d’ailleurs une forme d’hommage à Duchamp.

Responsable de plusieurs expositions

Hamilton a été responsable de la conception et de l’installation d’un certain nombre d’expositions, dont « James Joyce and the Wonder and the Horror of the Human Head » (James Joyce et les merveilles et l’horreur de la tête humaine), qui a été conçue par Penrose.

C’est aussi par le biais de Penrose que Hamilton a rencontré Victor Pasmore qui lui a donné un poste d’enseignant basé à Newcastle-Upon-Tyne qui a duré jusqu’en 1966. Le poste a offert à Hamilton plus de temps pour ses recherches sur Duchamp, qui ont abouti à la publication d’une version typographique de la « boîte verte » de Duchamp, en 1960. L’exposition des peintures de Hamilton, en 1955 à la Hanover Gallery, a été une forme d’hommage à Duchamp.

Dans la même année, Hamilton a organisé l’exposition « Man Machine Motion » à la Hatton Gallery de Newcastle. Le succès de « This Is Tomorrow » garantit à Hamilton plus de possibilités d’enseignement, en particulier au Royal College of Art, de 1957 à 1961, où il promut David Hockney et Peter Blake.

Au début des années 1960, il a reçu une subvention du Conseil des arts afin d’enquêter sur l’état de « Merzbau » de Kurt Schwitters à Cumbria. La recherche a finalement abouti à Hamilton organisant la préservation de l’oeuvre en la relocalisant à l’Hatton Gallery de l’Université de Newcastle.

La fondation du pop art britannique

C’est en 1956 que Richard Hamilton devint membre de l’Independant Group de l’Institut d’art contemporain londonien avec d’autres artistes et participa à une exposition nommée This is tomorrow à la Whitechapel Art Gallery, donnant véritablement naissance au pop art britannique.

L’œuvre de Hamilton Just what is it that makes today’s homes so different, so appealing ? y fit figure de premier travail pop art. Cette œuvre était un collage dont le nom fut une reprise d’une publicité, représentant un homme bodybuildé dans un salon moderne.

Dans son travail, Richard Hamilton dénonce les méthodes publicitaires et la société de consommation de masse où l’on utilise les objets pour les jeter aussitôt.

Les débuts d’Hamilton ont été beaucoup influencés par le texte sur la croissance et la forme d’Arcy Wentworth Thompson’ s en 1913. En 1952, lors de la première réunion du Groupe qui s’est tenue à l’ICA, Hamilton a été introduit à la présentation de collages produits à la fin des années 1940 et au début des années 1950 par Eduardo Paolozzi et qui sont maintenant considérés comme la première norme porteuse du Pop art. Toujours en 1952, il a été présenté à la « Green Box notes » de Marcel Duchamp, par l’entremise de Roland Penrose.

Un artiste impliqué politiquement

Durant cette période, Hamilton a également été très actif dans la campagne pour le désarmement nucléaire et a produit un travail parodiant Hugh Gaitskell, alors chef du Parti travailliste pour le rejet d’une politique de désarmement nucléaire unilatéral.

Arrivé aux États-Unis

En 1962, sa première épouse Terry a été tuée dans un accident de voiture et, en partie pour se remettre de cela, il s’est rendu pour la première fois aux États-Unis où il a rencontré d’autres grands artistes Pop et il où il s’est lié d’amitié avec Marcel Duchamp.

Depuis le milieu des années 1960, Hamilton était représenté par Robert Fraser et a même produit une série de tirages basés sur l’arrestation de Fraser, de même que Mick Jagger, pour possession de drogues.

Hamilton et la musique

Cette association avec la musique pop des années 1960 a conduit Hamilton à devenir amis avec Paul McCartney et produire la couverture et les affiches pour le « White Album » des Beatles.

Hamilton a également été le professeur de Bryan Ferry et Nick de Ville à Newcastle quelques années auparavant et son influence peut être trouvée dans le style visuel et l’approche de Roxy Music.

L’artiste britannique est aujourd’hui considéré, et à juste titre, comme l’un des pères du pop art, tout comme son confrère américain, Andy Warhol.

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