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SURREALISME et les Arts

La peinture Surréaliste

Le surréalisme s’étend rapidement aux arts plastiques.

Les Magritte, Dalí, Ernst, Ray et Míro se joignent au bateau d’André Breton et créent des peintures à l’aspect souvent onirique, qui dérangent l’œil du spectateur. C’est le cas des éléphants en échasse de Dalí, ou bien de l’homme à la tête de pomme de Magritte.

Les peintures, empreintes de forts symboles et d’éléments fantastiques, jouent souvent avec le concept du trompe-l’œil. Cherchant, comme tous les autres arts surréalistes, à atteindre l’inconscient, les peintures surréalistes sont souvent très personnelles et mystiques, ce qui laisse une large marge d’interprétation au spectateur.

Cherchant, comme tous les autres arts surréalistes, à atteindre l’inconscient, les peintures surréalistes sont souvent très personnelles et mystiques.

Le cinéma surréaliste est de ceux qui fascinent toujours aujourd’hui.

Cinéma surréaliste

Cinéma surréaliste

Sans logique narrative et sans dimension spatiotemporelle, les films surréalistes ont révolutionné le monde du cinéma, encore très jeune en 1930.

Rassemblant des figures d’importance comme Luis Buñuel, Salvador Dalí et Germaine Dulac, le cinéma surréaliste a eu une influence dont on ne peut même pas mesurer la portée sur le cinéma du 20e siècle.

Premier film surréaliste

Le 9 février 1928, le Studio des Ursulines, à Paris, projette La Coquille et le Clergyman, un moyen métrage réalisé par Germaine Dulac.

L’objectif du dramaturge Antonin Artaud, qui signe le scénario, est de transposer le spectateur dans un monde onirique, grâce à un esthétisme puissant. Cette esthétique, selon Artaud, ne peut pas se contenter de se retrouver seulement dans les effets visuels ; le film doit être onirique dans le fond autant que dans la forme, à la fois dans la structure, le scénario et la direction artistique.

Résulte de cette théorie le premier film surréaliste, une œuvre qui ne se base pas sur la narration : à l’époque où le cinéma narratif et burlesque de Buster Keaton et des Frères Marx règne en maître sur le monde du cinéma international, un film où l’image et le concept prisent sur le scénario est déjà une large révolution.

Un chien andalou par Luis Buñuel et Salvador Dalí

Un an plus tard, le 6 juin 1929, Luis Buñuel et Salvador Dalí signent Un chien andalou. Le film est immédiatement reconnu et légitimé par les surréalistes comme rejoignant le mouvement.

Encore une fois sans structure narrative apparente, Un chien andalou mêle le monde du rêve à la réalité sans les différencier. Les scènes, parfois absurdes, et parfois non, s’y succèdent, avec un mince fil conducteur (personnages et lieux récurrents).

Avec pour thème les relations violentes entre un homme et une femme, le film laisse une large place à l’interprétation : fourmis, pianos et ânes morts apparaissent et disparaissent, et c’est au spectateur seul de s’approprier ces images.

Écrit sur le modèle du Cadavre exquis, il n’a fallu à Buñuel et à Dalí que 6 jours pour composer entièrement le scénario d’Un chien andalou.

À la grande surprise de Buñuel et de Dalí, Un chien andalou reçoit nombre de critiques positives et ne génère ni violence, ni insurrection. À la grande première assistent Picasso, Le Corbusier, Jean Cocteau, ainsi que le groupe entier des surréalistes d’André Breton.

L’Âge d’or, la suite du chien andalou

Dalí et Buñuel reçoivent une commission du riche vicomte Charles de Noailles, pour réaliser une suite à ce film sans précédent. C’est donc à peine un an plus tard, le 28 novembre 1930, que les deux cinéastes récidivent et produisent l’Âge d’or. Le film, beaucoup plus violent, imprégné de pessimisme, d’humour noir et même de passages du Marquis de Sade, est rapidement interdit par la commission de la censure.

Selon le journaliste Freddy Buache, c’est tout de même l’un des films les plus importants à être produit : « Luis Buñuel a jeté avec L’Âge d’or le seul vrai cri, le plus inimitable hurlement en faveur de la liberté humaine de toute l’histoire du cinéma. »

Dernier film purement surréaliste

La majorité des experts soutiennent que le cinéma surréaliste meurt en 1930, avec Le Sang d’un poète, de Jean Cocteau.

Alfred Hitchcock nouera des liens avec Dali pour la réalisation du film Spellbound (1945).

Malgré tout, et comme dans tous les autres domaines de l’art, l’influence du surréalisme sur ce qui est à venir dans le monde du cinéma pour le reste du 20e siècle est immesurable. D’aussi grands cinéastes que Federico Fellini, Alejandro Jodorowsky et David Lynch travaillent, à la manière du surréalisme, avec le rêve et la psychologie du subconscient dans leur œuvre.

Le cinéma d’animation, le cinéma fantastique et une large part du cinéma des pays de l’Est ont beaucoup d’influences surréalistes.

Finalement, l’innovation que représente le cinéma dysnarratif ne disparaîtra jamais du monde du grand écran, apportant à l’époque, et aujourd’hui encore, d’une certaine façon, la seule résistance possible au cinéma large-public, suivant une structure narrative précise, produit par Hollywood.

L’héritage du mouvement artistique

Alors que le surréalisme est principalement associé à l’art, il fut dit que le surréalisme eut un impact dans de nombreux autres domaines.

En ce sens, le surréalisme n’est pas expressément unique à ceux qui s’identifient comme surréalistes, ou celles mentionnées par Breton. Il se réfère plutôt à une série d’actes de création et d’efforts visant à libérer l’imagination.

En plus des idées surréalistes qui sont fondées sur les idées de Hegel, Marx et Freud, le surréalisme est considéré par ses défenseurs comme étant dynamique et dialectique dans sa pensée.

Le surréalisme aurait apparemment été vu dans diverses sources telles que :

On peut dire que des volets surréalistes furent trouvés dans des mouvements tels que le Free Jazz (Don Cherry, Sun Ra et Cecil Taylor) et même dans la vie quotidienne des gens, dans la confrontation avec la limitation des conditions sociales.

Dans la pensée de l’effort de l’humanité pour libérer l’imagination comme un acte d’insurrection contre la société, le surréalisme trouve des précédents dans les alchimistes, peut-être Dante, Hieronymus Bosch, le Marquis de Sade, Charles Fourier, le Comte de Lautréamont et même Arthur Rimbaud.

Influence sur la littérature

De nombreux mouvements littéraires dans la deuxième moitié du 20e siècle furent directement ou indirectement influencés par le surréalisme. Cette période est connue sous le nom de l’ère postmoderne et, si il n’y a aucun avis général sur la définition du postmodernisme, de nombreux thèmes et techniques, communément identifiés comme postmodernes, sont presque identiques à ceux du surréalisme.

Les auteurs, au sein de l’ère postmoderne, qui ont été le plus en contact avec le surréalisme sont peut-être les dramaturges du théâtre de l’absurde. Bien que ce ne fut pas un mouvement organisé, ces auteurs furent regroupés sur la base de thématiques et de techniques similaires et ces similitudes peuvent être attribuées à l’influence des surréalistes.

Eugène Ionesco, en particulier, était amoureux du surréalisme, prétendant à un moment donné que Breton fut l’un des plus importants penseurs de l’histoire.

Samuel Beckett fut également friand de surréalisme et même si la plus grande partie de sa poésie était traduite en anglais, il entretenu des liens étroits avec James Joyce, son mentor et ami.

Beaucoup d’écrivains associés à la génération Beat furent aussi grandement influencés par le surréalisme. Philip Lamantia et Ted Joans sont souvent classés en tant que Beat et écrivains surréalistes. Beaucoup d’autres écrivains Beat prétendent aussi être significativement influencés par le surréalisme. Quelques exemples sont Bob Kaufman, Gregory Corso et Allen Ginsberg.

Dans la culture populaire, une bonne partie des écrits du jeune Bob Dylan, incluant quelques-uns des écrits plus récents de Dylan, ont clairement une conscience et un ton surréalistes.

Finalement, le réalisme magique, une technique populaire chez les romanciers de la seconde moitié du 20e siècle, en particulier chez les écrivains latino-américains, présente des similitudes évidentes avec le surréalisme, notamment avec ses juxtapositions de la réalité et du rêve. L’importance du réalisme magique dans la littérature latino-américaine est souvent associée, en partie, à l’influence directe du surréalisme chez les artistes d’Amérique latine (Frida Kahlo, par exemple).

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